Day by Day
Bureau d'Analyse Technique, France
Date de publication : 2018-03-05T08:11:00+0000
Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises
A l’instar des indices majeurs, la quasi-totalité des indices sectoriels ont des performances en territoire négatif, excepté pour le secteur Media qui enregistre la seule performance positive du tableau.
La première place du classement revient donc logiquement au secteur media avec une variation de 0,6% contre -0,5% le mois dernier, avec les excellentes performances en cette période de baisse de Sky (+27,29%) sujet à une OPA et de Publicis Groupe (+11,42%). La seconde place du podium revient au secteur du tourisme (-1,1%) ce qui est relativement neutre dans le contexte actuel. Et la troisième place revient à l’assurance qui grimpe d’une place (-1,7%).
Les secteurs composant le milieu de tableau enregistrent des fluctuations entre -2% et -4%, avec par exemple le secteur bancaire (-3,6%), les ressources de base (-3,4%), la chimie (-2,8%)…
Les derniers secteurs avec des performances négatives au-delà de -4% sont : le secteur des utilities qui reste à la peine (-4,3% contre -2,6% le mois dernier), l’automobile, dégringolant depuis la première place (-4,5% contre +8% le mois dernier), pouvant être expliqué par la chute de VALEO (-15,81%) et de Volkswagen (-8,98%). Vient ensuite l’immobilier qui poursuit sa chute (-4,3%), avec par exemple les différentes baisses d’Icade (-8,88%), Hammerson (-9,33%) ou Gecina (-8,33%). Les investisseurs ont continué à redouter une hausse des taux au cours ces dernières semaines. Terminant dernier avec un repli de -6,6%, le secteur des biens de consommation est particulièrement touché. Il est marqué par les performances négatives de British American Tobacco (-10,86%), ou Reckitt Benckiser Group (-15,10%). Ces valeurs sont pourtant réputées défensives.
Du côté des statistiques macroéconomiques
Aux États-Unis, l'indice PMI Manufacturier pour le mois de janvier a été publié à 59,1 points en léger repli de 0,2. Il est cependant resté supérieur aux attentes des analystes qui étaient de 58,8 points.
Le PMI non manufacturier a quant à lui bondi, passant de 56 points à 59,9 points, sa prochaine parution pour le mois de février se fera le 5 mars et est attendue en baisse de 0,5 à 59,4 points.
Les anticipations des directeurs d’achat restent donc favorables dans l’ensemble.
Le marché de l'emploi aux États-Unis continue d’évoluer sur un taux de chômage à 4,1%. Les créations d’emplois dans le secteur non agricole progressent à +200 000 contre +160 000 le mois dernier, avec un dépassement des attentes du consensus. Les chiffres pour le mois de février seront publiés le 9 mars avec des créations espérées à +190 000.
Le marché de l’emploi se porte donc toujours bien.
En zone euro, les différents PMI pour la période de janvier ont été annoncé à : 59,6 pour le PMI manufacturier, 58,8 pour le PMI Composite et 58 pour le PMI Services.
Nous avons eu ce jour, les chiffres concernant le PMI manufacturier pour le mois de février à hauteur de 58,6 points, soit une baisse de 1 point par rapport au mois dernier.
Les deux autres indices seront quant à eux publié le 5 mars, avec des attentes à 57,6 pour le Services et 58,6 pour le Composite.
Il n’y a pas encore de retournement à la baisse de ces indicateurs avancés.
Le sentiment économique voit son niveau chuter à nouveau passant de 114,9 à 114,1, soit une chute de 0,8 points. L’indice de confiance du consommateur baisse lui aussi, revenant aux alentours du niveau 0 à 0,1 point.
C’est la seule ombre au tableau.
Du côté des devises et des matières premières
Sur le marché des devises, la monté des derniers mois de l’euro face au dollar semble marquer une pause. La parité finit ce mois-ci en repli (-1,77% à 1,2190$). Même constat sur la paire GBP/USD avec une baisse des cours de -3,03% à 1,3760$ et +1,50% pour la paire USD/CHF. Le dollar continue de s’affaiblir face au yen avec une variation sur la parité USD/JPY de -2,30%.
Du côté des matières premières énergétiques, le Brent de la mer du Nord voit ses cours chuter nettement de près de -6,04% à 64,73$, le West Texas Intermediate chute dans une moindre mesure de -4,77% à 61,64$. Les prix semblent effectuer une phase de consolidation après la hausse de ces cinq derniers mois.
Les matières premières agricoles poursuivent leur reprise avec une hausse de +6,34% pour le blé terminant à 495$, et pour le maïs une évolution positive de +5,67% à 382$.
Pour finir, les métaux finissent dans l’ensemble en baisse avec une chute de l’or de -1,99% à 1318,31$, une baisse du cuivre (-1,97% à 313,25$) et finalement, l’argent avec la plus forte variation négative de l’ordre de -5,36% terminant à 16,41$.
Conclusion
Le choc boursier du mois de février est expliqué par les craintes de hausse de taux qui viendraient ralentir la croissance bien établie. La question de la fin du cycle de hausse des marges des entreprises américaines est posée. Le nouveau président de la réserve Fédérale va devoir communiquer de façon très fine s’il souhaite poursuivre sa politique de normalisation sans accentuer le recul de février.
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